mercredi 10 juin 2009

Brèves : HARLEY-DAVIDSON WLA -1944


HARLEY-DAVIDSON WLA -1944, première mise en ligne par BigBlockAgency.

Les commémorations du Débarquement de juin 1944 sont chaque année l'occasion d'entrevoir toute une flopée de Harley-Davidson WLA, ces mythique V-twin à soupapes latérales de l'armée américaine. Elles ont certes été construites en grand nombre, mais elles ont pourtant été beacoup moins utilisées qu'il n'y paraît, pour la bonne et simple raison qu'elle avait un concurrent à quatre roues tout aussi pratique et maniable, la Jeep !

La WLA en détails dans quelques jours....

Francis Dréer - Photo BIGBLOCK

lundi 8 juin 2009

Gros Plan : Moto-Guzzi V7 Sport

Génération Sport !

Le V-twin Guzzi est à la fin des années soixante un moteur encore jeune, mais très prometteur. Pendant plusieurs décennies, Carcano a travaillé et retravaillé sans cesse son monocylindre culbuté pour plus que doubler sa puissance aussi Lino Tonti compte bien lui aussi tirer toute la quintescence du moteur en V. L’idée de départ, l’idée était de produire une V7 Spécial capable de faire ses preuves dans les championnats d’endurance mais aussi de frapper un grand coup pour contrer l’offensive commerciale des Japonaises.


Ci-dessus : Présentation des V7 Sport au Salon de Milan de 1971.
On voit là une V7 à cadre rouge
dotée d'un petite saute-vent optionnel)
et la V7 Sport de grande
production à cadre noir.



R
estait à convaincre les dirigeants du bien fondé d’une telle machine. La situation économique de Moto Guzzi n’était pas encore très saine et de plus, certaines grèves venaient perturber la production. De Stefani donna toutefois carte blanche à Lino Tonti avec toutefois un cahier des charges clairs : il fallait réaliser une moto de moins de 200 kg, capable d’atteindre les 200 km/h et dotée d’une boîte à 5 rapports. En clair, il fallait faire mieux que les concurrents nippons… Tonti travailla d’arrache pied avec une petite équipe dans son propre atelier et présenta en juin 1971 deux prototypes lors des 1000 km de Monza, une épreuve réservée aux 750 de Sport Production. Ils étaient effectivement beaucoup plus légers que les V7 Special, avec un cadre totalement revu et les machines se singularisaient par un centre de gravité très bas. Avant de courir, le fameux pilote Mike Hailwood eut l’opportunité de prendre le guidon de la nouvelle V7. Il ne tarissait pas d’éloge sur les qualités de la Moto Guzzi, avec une mention spéciale pour la tenue de route. Lors de la course de Monza proprement dite, les deux machines firent sensation, surtout que l’une d’entre-elles termina troisième de l’épreuve après avoir longtemps occupé la seconde place. En France, la V7 Sport apparut pour la première fois lors des 6 heures de Rouen (circuit des Essarts) en juillet 1971 où elles connurent des problèmes de refroidissement(à cause entre autre d’un carénage parfais du point de vue aérodynamique mais gênant trop le flux d’air) mais là encore, elles firent grosse impression Mais c’est lors de l’édition du Bol d’Or au Mans que les Guzzi, réalésée pour cette course en 844 cm3 (une cylindrée qui annonce la future Le Mans) que les motos dévoilèrent leur qualité en finissant à la troisième et à la sixième place. Désormais, celle qui allait être connu sous le nom de V7 Sport commercialisée car dans la foulée, la FIM imposa la construction d’au moins 100 motos pour pouvoir bénéficier de l’homologation en Sport P.


Ci-dessus : Cette V7 Sport à cadre rouge
n'est sûrement pas entièrement d'origine. Les carters de boîte de vitesses
sont nervurés, alors qu'ils sont lisses sur les vraies Telaio Rosso
.
La selle de type 1 place 1/2 est empruntée une 750 S ou S3 plus tardive.


La Telaio Rosso

Cent quatre exemplaires exactement furent assemblés mais n’étant pas vraiment prioritaires, ces exemplaires sortirent non pas des chaînes de production classiques mais de l’atelier du département compétition. Elles étaient donc assemblées à la main, ce qui explique qu’aucune de ces motos de pré-production était identique. Et lorsqu'on précise à la main, c'est vraiment à la main ! Tout ce qui est mobile a été poli : des pièces internes du moteur aux tubes de fourche ! En 1972, la vraie série débuta avec les désormais mythiques (et très recherchées) « Telaio Rosso », les V7 Sport à cadre rouge mais une petite partie de ces motos continuait à être assemblée par le département compétition. En attendant, tout le monde motard est admiratif lors su Salon de Milan 1971. Et tous les journalistes sont véritablement enthousiastes : la tenue de cap est irréprochable, le « senti » de la machine excellent et le moteur est aussi tonique qu’endurant. Lino Tonti a réussi son pari. Voyons un peu le détail de cette machine.

Anatomie de la V7 Sport
Si la mécanique est toujours un V-twin, les 750 cm3 sont en fait un 748,8 cm3 (pour rester en deçà des 750 imposés par la compétition). Cette cylindrée a été obtenue en réduisant l’alésage à 82,5 mm (au lieu de 83 mm sur la V7 Special). Les carters sont aussi différents, avec des renforts venus de fonderie très visibles et un ailetage plus généreux sur l’avant. Les touts premiers exemplaires avaient des carters de boîtes de vitesses « lisses » comme sur les V7 Special mais ils furent eux aussi renforcés par la suite. L’arbre à cames est plus « méchant » et on note l’apparition de ressorts de soupapes doublés mais la taille des dites soupapes ne change pas (41 mm à l’admission et 36 mm à l’échappement). En outre, un nouvel allumage apparaît. Il comporte désormais deux rupteurs et deux bobines afin d’améliorer le rendement du moteur à haut régime. La dynamo a été déposée : trop encombrante, sa dépose permit de réduire considérablement la hauteur du bloc moteur. A sa place, on trouvait un alternateur Bosch en bout de vilebrequin. Le démarreur fut lui aussi repensé et allégé. Les motos de course reçurent parfois (au moins lors de la course de Rouen) des Dell’Orto SS de 35 mm à double cuve mais de série, des Dell’ Orto VHB de 30 mm furent choisis. Avec un taux de compression de 9,8 à 1, le moteur est annoncé pour 70 ch à 7000 tr/mn (en fait, 52 ch au vilebrequin), ce qui en fait un des plus puissants de son époque. La boîte est à 5 rapports, toujours à pignons à taille hélicoïdale. Côté partie-cycle, tout ou presque a été repensé.


Ci-contre et ci-dessous. Le moteur en V épouse parfaitement le galbe du cadre nettement surbaissé par rapport aux anciennes V7 type Spécial. L'alternateur, jusque là logé entre le V des cylindres, prend désormais place en bout du vilebrequin, tout à l'avant. Ainsi, la hauteur du cadre est moins importante. Mais comme toute la mécanique est emprisonnée dans un réseau de tubes, afin d'accéder correctement aussi bien au moteur qu'à la transmission, tout le berceau inférieur est démontable. La moto est basse, facile à enfourcher et si elle n'est pas très confortable, toutes les commandes tombent sous la main et les pieds. C'est une machine qui se pilote au "senti" ...




Un cadre
sur-mesure

Le cadre est ainsi en chrome molybdène, nettement plus léger que le précédent. Il est plus long mais beaucoup moins haut qu’auparavant, cette architecture ayant été rendue possible parce que la dynamo entre le V des cylindres a disparu. Son originalité provient du berceau inférieur démontable, une techniques très appréciée car elle permet la dépose du moteur et de sa transmission très rapidement. Avec ses roues de 18 pouces, la V7 Sport est très basse par rapport à ses concurrentes. La fourche Moto Guzzi est d’un nouveau type, avec des éléments type à cartouche et les combinés arrière sont des efficaces Koni de 320 mm. Le reste n’a pas non plus été traité à la légère : jantes Borrani en aluminium, pneus Michelin, double tambour double came Grimeca, amortisseur de direction, demi-guidons entièrement réglables (en hauteur et en écartement), garde-boue arrière articulé pour faciliter le changement de la roue jusqu’à la petite lampe s’allumant lors de l’ouverture de la selle. Rien ne manque…

Les demi-guidons des V7 Sport étaient réglables en hauteur et en écartement. Contrairement aux Moto-Guzzi de la seconde moitié des années soixante-dix, la finition des V7 Sport était plutôt bonne, si l'on excepte les traitements des inox et les peintures qui se ternissaient assez vite, un mal typique des productions italiennes, y compris dans l'automobile.




A peine née, déjà légendaire...


Durant le courant de l'année 1972, les motos non assemblées par le département compétition reçurent un cadre noir mais elles conservaient le réservoir vert citron. Toutefois, le moteur n'était plus assemblé à la main et les "cadre rouge" sont aujourd'hui naturellement les plus recherchées. Il y a même fort à parier que ces Telaio Rosso sont plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a trente-sept ans... En 1973, les coloris changent avec l’adoption d’éléments de tôlerie rouge (le réservoir dispose désormais de monogrammes Moto Guzzi en plastique et non plus de décalcomanies). Mais toujours pas de clignotants sauf sur les derniers modèles de l'année. La dernière tranche de production perdait les pignons d’entraînement de l’arbre à cames, remplacé par une chaîne et une tringlerie de commande de boîte de vitesses à gauche, ce qui nécessita de simplifier la commande de frein arrière. A partir de 1974, un double disque Brembo est optionnel mais il ne fut monté que sur 152 modèles, tous exportés aux USA. A cette même date, la décoration des réservoirs retourne aux décalcomanies, moins onéreux. La V7 Sport est incontestablement une machine exceptionnelle, la plus homogène des sportives de son temps, car elle est capable de tenir les 200 km/h de vitesse de pointe sans broncher dans les virages, ce qui est loin d'être le cas de ses concurrentes japonaises... Pourtant, la 750 Sport est très vite éclipsée par un autre modèle moins sportif, la V 850GT qui succède à la V7 Special et qui est la première Moto Guzzi de 844 cm3. La carrière de la V7 Sport est quant à elle on en peut plus courte puisqu’elle cesse en 1974 avec l’arrivée de sa remplaçante à la fois plus moderne mais aussi simplifiée par rapports à la Sport. La 750 S conserve l’essentiel de la V7 mais s’en distingue nettement par ses freins à disques Brembo à l’avant, sa selle une place et demi, ses échappements noir mat et une nouvelle déco. Cette S est suivie d’une S3, moins emblématique que les modèles précédents. Moins chère à produire, la 750 S3 est un des symboles de la nouvelle ère qui s’annonce, celle de De Tomaso.


La 750 S puis la S3 sont les héritières de la V7 Sport,
mais elles n'en n'auront jamais l'aura. A cette époque, Moto-Guzzi
est reprise par l'homme d'affaires argentin
Alejandro de Tomaso (qui possède déjà Benelli).
Il ne portera jamais les V-twin Guzzi dans son coeur, souhaitant
que la firme de Mandello Del Lario se cantonne à des petits
deux-temps tandis que Benelli s'appuiera sur une gamme de sportives
à moteur multicylindre en ligne. Ceci explique le retard considérable
de la Le Mans , prête dès 1972 mais qui devra
attendre fin 1975 pour devenir une réalité commerciale.


Production (nombre d'exemplaires)
1971 : 104
1972 : 2152
1973 : 1435
1974 : 152*
* exportées aux USA


Francis Dréer

Photos et archives BigBlock

samedi 6 juin 2009

Carte postale Grand format D-Day 1944-2009



Carte postale format 21,5 x 14 cm - grand format - éditée pour le 65e anniversaire du débarquement de juin 1944.
Une exclusivité BigBlock en série très limitée de 150 exemplaires.

Prix de vente : 2 € l'unité. Les frais de port sont compris pour la France, quel que soit le nombre de cartes postales commandées.

Vous pouvez effectuer directement un règlement via Paypal (nécessite de disposer d'un compte Paypal). Cliquer à droite sur l'onglet ajouter au panier en spécifiant la quantité désirée.

vendredi 5 juin 2009

GROS PLAN 6 juin 1944: les barges du Débarquement.

Aucune des opérations de débarquement menées pendant la seconde guerre mondiale n'auraient pu se dérouler efficacement sans les LCVP ou Landing, Craft, Vehicle, Personnel. Ces navires spécialisés dans les assauts amphibies ont été construits à plus de 22 492 exemplaires par la Higgins Industries et d'autres sous-traitants,. Fondée par Andrew Higgins à la Nouvelle-Orléans, la firme était réputée avant guerre pour ses productions (barges motorisées ou non, patrouilleurs pour les Gardes-côtes etc.) Il a aussi dans ses cartons un navire rapide à fond plat, très simple mais pratique, le modèle Eureka. Essentiellement construit en contreplaqué marine, ce bâtiment léger né en 1926 permet de remonter des étendues d'eau peu profondes. Sa proue présente un important porte-à-faux de telle sorte que'il peut s'échouer ou être aisément hâlé sur une berge. De son côté, le corps des Marines étudie depuis la fin de la Première guerre mondiale comment amener à pied d'oeuvre des troupes d'assauts sur les plages. Lors de la guerre sino-japonaise de 1937, les militaires américains étudient de près les moyens utilisés par les troupes de l'empire du Soleil Levant et ils sont intrigués par des navires à fond plat, munis d'une rampe d'accès qui s'abaisse après échouage pour permettre aux troupes de se ruer rapidement hors du transport. Les Marines se tournent dans un premier temps vers le Bureau of Construction and Repair de la Navy, chargé d'étudier et de modifier des bâtiments existants, mais les essais avec des chaloupes à peine modifiées sont peu concluants. Et puis l'armée américaine n'a que de faibles budgets qui lui interdisent d'acheter en grande quantité du matériel à des sociétés civiles. Mais à partir de la seconde moitié des années trente, la guerre menace en Europe et il faut faire vite ! L'Eureka de Higgins est finalement adopté sous la dénomination Landing Craft, Personnel (Large), (LCP(L)). Il peut embarquer 36 hommes et est alors le seul à pouvoir rapidement manoeuvrer mais s'il peut s'échouer, les troupes amassée dans la coque doivent sauter par dessus le franc bord pour s'extraire. Cela demande du temps et expose inutilement le navire au feu de l'ennemi. En revanche, les Marines louent sa capacité à culer rapidement une fois les hommes mis à terre.


Finalement, en mai 1941, en s'inspirant d'une barge japonaise munie d'une rampe, Higgins réalise en quelques semaine un prototype plus abouti. Le LCVP est né. Toujours réalisé en bois (avec 3 essences d'arbres), il est partiellement blindé sur les côtés. La rampe est quant à elle en acier et fait office de blindage frontale. Le moteur est généralement un Gray Marine Diesel de 225 ch. Il n'y a aucune banquette à l'intérieur, les 36 hommes se tenant debout, mais le LCVP peut aussi embarquer un véhicule de 3 t maximum. Son autonomie est remarquable car il peut naviguer sur près de 235 km, à une vitesse maxi de 9 noeuds en plaine charge. Pour assurer sa défense rapprochée, l'équipage de trois hommes peut être amené à servir deux mitrailleuses de 7,7 mm. En Normandie, 1089 LCVP américains furent utilisés à Utah Beach et Omaha Beach et 81 furent perdus, des chiffres bien en dessous des prévisions. Bien qu'utilisés en grand nombre, les LCVP étaient des bâtiments très demandés tout au long de la guerre. En prévision de l'invasion de l'Europe, il fallut rappeler d'urgence des LCVP engagés dans le Pacifique et les rapatrier en Grande-Bretagne. Sans ces modestes embarcations en bois, développées en quelques mois, il ne fait nul doute que l'assaut de la Forteresse Europe eut été autrement plus difficile.

Francis Dréer
photos : NARA et archives BigBlock

Sélection BigBlock : 6 juin 1944, les pubs du D-DAY !





















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Véhicules du monde entier

Tout ce qui roule fascine. Et lorsque le moteur est roi, rien ne semble pouvoir stopper la machine industrielle. Le XXe siècle est celui du moteur à explosion, une motorisation qui mérite tellement bien son nom. La vie s'organise au rythme trépidant des pistons et des bielles mais quand les soupapes s'affolent, quand l'huile devient trop rare dans le carter asséché, le moteur lui aussi se meurt.

Les Trente Glorieuses


L'économiste Jean Fourastié les baptisera les Trente Glorieuses : de 1945 à 1975, les Français vivront une période de plein emploi et de modernisation accélérée de leur vie quotidienne. Ils rouleront en Renault Dauphine puis en Citroën DS, découvriront les Habitations à Loyer Modéré où ils brancheront leurs premiers téléviseurs Ribet-Desjardins...